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Nos lecteurs racontent leur service militaire
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Toutes les femmes assez âgées pour avoir eu un amoureux qui a fait son service militaire le savent: ne jamais, absolument jamais, brancher un homme sur cette période de sa vie. À moins d’avoir beaucoup de temps.

Qu’ils y aient vécu l’une des meilleures ou des pires expériences de leur vie, ils n’oublieront jamais leur service militaire. Merci à nos lecteurs qui ont été très, très nombreux à en témoigner. Voici quelques modestes extraits de leurs contributions.

Nicolas Boubertakh: "On en revenait tranquille"

"Dans les quartiers, on faisait des bêtises de jeunes, puis on faisait le service militaire. En rentrant, on se trouvait un boulot, une copine. Et on avait une vie tranquille avec des repères et des valeurs".

Sébastien Hannoteaux: "Que de bons souvenirs"

"Mon service militaire? En Allemagne, 18 mois. Et j’ai eu le privilège de défiler à Paris. Je n’ai pas "glandé", bien au contraire. Et franchement, malgré les dures épreuves, je ne regrette rien, que de bons souvenirs".

Frédéric Chollet: "Beaucoup appris"

"C’était le pied! Tous les week-ends à la maison. Et la rencontre avec des gens de divers horizons. Ça m’a beaucoup appris sur le monde".

Jean Bielle: "Et les pieds gelés"

"La période véritablement la plus dure, c’était au camp de La Courtine, dans la Creuse, en janvier et février 1966. Cela a été terrible, des missions nocturnes dans la boue, des raids de 40 bornes avec des mecs de la Légion Étrangère et des commandos marines, Des malades! Bref, deux mois terribles avec des manœuvres sur le plateau des Mille Vaches par - 30°, j’en suis revenu avec les deux talons gelés, des potes avec de sérieuses engelures… J’ai fini avec le grade de 'margie-chef', ça m’a fait une belle jambe".

Jean Marc Goyot: "Grosse perte pour moi mais"

"Pour moi, ça a été une grosse perte! J’avais monté mon entreprise, j’ai dû mettre la clef sous la porte… Tout ça pour être musicien à la fanfare! J’ai certes appris à jouer du soubassophone, mais je n’ai jamais réussi à remonter mon entreprise. Mais certains en avaient bien besoin. Je me souviens d’un gars qui ne savait ni lire, ni écrire. Un an après, il avait appris. Le service national, ça peut être bien pour ceux qui ont des problèmes d’éducation, d’intégration, ou même qui ne savent pas respecter les règles. Peut-être sur la base du volontariat ou en instaurant un service court? En tout cas, cela ne ferait pas de mal à certains".

Rodolphe Pagerie: "Plus ou moins antimilitariste mais"

"Plus au moins antimilitariste à l’époque, j’ai finalement aimé l’esprit de groupe, la cohésion. Mon salaire était de 531 francs… J’ai prolongé avec un contrat VSL (volontaire service long) de 14 mois. Puis je me suis engagé au titre du 21e RIMa de Fréjus où je suis toujours! Si je devais définir le service militaire en une formule: l’école de la vie".

Gnagna: "Ça forme son bonhomme"

"Que de bons souvenirs, des rigolades comme pas possible. Sinon, ça forme son bonhomme… Le seul truc que je regrette avec le recul: ne pas m’être engagé. Pourtant, à l’époque, avant d’y aller, j’étais contre à 100%".

Pacha83: "Dix mois de forteresse"

"Insoumission et objecteur de conscience, soit 10 mois de forteresse à Landau (Allemagne) en 1977. Pas terrible comme souvenir".

Yves Gomez: "Une année perdue"

"On nous cassait le début de notre vie professionnelle, on divisait par dix notre pouvoir d’achat, le tout encadré par des 'bas de plafond'. Je me suis retrouvé cuisinier du général à faire manger 'Monsieur et madame'. Puis moniteur de voile à m’occuper des minots des militaires. JAMAIS tenu une arme, jamais une garde, une année perdue, quoi".

Giovanni Laquinti: "Comme une colo"

"Le 'vivre ensemble' pour certains, c’était la première fois. Pas de riches, pas de pauvres, ni de blancs, ni de noirs, mais tous kakis. Douze mois à Canjuers, c’était un peu comme une colo".

Mike Gerez: "Retour dans le droit chemin"

"J’ai vu beaucoup de gens paumés remis dans le droit chemin et pour beaucoup d’entre eux est née une vocation. Le retour au service serait une bonne chose".

Chris Hernout: "Jusqu’aux Champs-Élysées"

"À Mourmelon-le-Grand (Marne), il n’y avait que des casernes là-bas. Sport, vie en communauté, puis affecté à la musique avec prestations de commémoration. Et même défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées… Un super souvenir".

Norab: "Machine arrière impossible"

"J’ai connu le service militaire de 1985 à sa suspension. Militaire d’active, j’ai gardé un merveilleux souvenir de cette époque. Le plus marquant était de voir ce brassage de populations (régions, couleurs, religions, niveaux scolaires, etc.). Malgré ces mois imposés sous les drapeaux, il y avait pour la plupart une vraie camaraderie. Beaucoup y ont appris un métier, passé un permis, ont fait du rattrapage scolaire, enfin une vraie école de la vie. Malheureusement, aujourd’hui, les structures ont disparu et le volume de nos militaires ne permet plus de faire machine arrière".

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Vos derniers commentaires
27/11/2015 à 17h54

Parti pour 16 mois, j'en ai fait 27 que je ne regrette pas. Mais oui cela pourrait être remis en place, mais seulement pour des volontaires afin d'éviter les crasses de meules qui créeraient le désordre Et aussi sous une autre formule avec une véritable formation de soldat et seulement pendant 6 à 8 mois max.

27/11/2015 à 08h48

Algérie 1961. personne ne devrait avoir à se souvenir de ça.

26/11/2015 à 22h05 | 3

Pour le service militaire ça veut dire 12 mois et demi de perdus, et demi car j'ai fait 15 jours de "rab". Quand je suis parti faire mon service militaire je n'étais ni pour ni contre, après 2 mois je suis devenu antimilitariste convaincu.

26/11/2015 à 18h45

Je suis pour absolument pour. Dans les commandos de l'air en 81 que de bons souvenirs. c'est une ecole de solidarité de mixité sociale d'entraide porter le sac d'un collègue pour qu'il arrive à terminer la marche car le but c'était qu'on arrive tous il n'y avait pas de vainqueur ou de perdant c'est le groupe qui finissait tous ensemble. Concernant l'éducation c'est bien entendu les parents les premiers concernés mais n'est on pas en train de payer le trop fameux "il est interdit d'interdire ". Ceci dit je suis conscient qu'il est pratiquement impossible de rétablir le service militaire ou civil.

26/11/2015 à 14h40

exempte P4 , un an de salaire gagne...

26/11/2015 à 14h19

Je suis contre car remettre en place le service militaire à cause de quelques individus est une punition collective. J'ai été exempté de service militaire pour raison médicale mais ça ne m'a jamais manqué dans ma vie professionnelle ou ma vie privée. Mes parents m'ont éduqué et donné les vraies valeurs, c'est ça qui manque à ces jeunes gens. L'éducation doit être donnée en priorité par les parents et l'école, ce n'est pas 3 ou 6 mois dans une caserne qui vont les métamorphoser.

26/11/2015 à 12h39 | 1

Le service militaire est la meilleure école du respect et des valeurs, très bons souvenirs, le dépassement de soit et l'entraide indispensable, aider mais ne pas rabaisser l'autre.

26/11/2015 à 09h15

Mon service militaire (08 en 74) m'a en fait propulsé dans mon premier métier.Appelé scientifique du contingent, pas gradé , distingué , c'est tout. Ai vu beaucoup de choses dans divers horizons . Propulsé dans les services de santé alors que je suis électronicien.Très formateur . A noter que le salut aux couleurs , chaque matin : bien plus profond en signification qu'un drapeau tricolore de circonstance, qui est déjà un très gros progrès par rapport à il y a peu.Souvenez - vous du Pdt Chirac quittant le stade après des sifflets sur l'hymne national.

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