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Les élus ont étudié attentivement le compte administratif, hier, en séance du conseil municipal, histoire de passer un été l’esprit tranquille.PBL
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Avant les vacances d’été, c’est toujours l’heure des comptes dans les municipalités. Le moment où chaque dépense de la ville de l’année écoulée est décortiquée. Analysée par les élus. Histoire de passer juillet et août l’esprit tranquille...
Hier matin, à Toulon, c’était donc le moment de cet examen du compte administratif lors du conseil municipal. « Un acte principal », glisse Hubert Falco avant d’énoncer une litanie de chiffres. Pour le maire, tout comme pour son adjointe aux finances, Geneviève Lévy, cette dernière image de l’exécution budgétaire 2010 prouve que le contrat a été rempli. Bonne nouvelle. « Il n’y a qu’à voir le taux de réalisation de nos investissements. Il est de 65%, avance le premier magistrat. C’est très bien. » Quant à la maîtrise des dépenses ? Deux millions d’euros d’économies soit « une gestion rigoureuse », pour Hubert Falco.
« Nous avons tiré les conséquences financières de la grave crise économique que nous avons traversée et adapté notre manière de fonctionner », poursuit-il. Résultat ? Entre les dépenses globales du budget général de la ville, c’est-à-dire les investissements, et les recettes totales, la balance penche vers le positif. « L’excédent global de clôture est de plus de 15 millions d’euros. Nous avons plus épargné en 2010, malgré la crise. Je rappelle que quand nous sommes arrivés, l’épargne était négative », annonce Hubert Falco.
« Une ville normale sur le plan financier »
Le maire se targue ensuite d’un bon niveau d’investissement avec  près de 44 millions d’euros, et d’une politique financière visant à protéger le pouvoir d’achat des Toulonnais. « Je rappelle qu’en 2010 les taux d’imposition communaux (taxe d’habitation et taxe foncière, Ndlr) sont restés au même niveau qu’en 2001. »
Pour le maire, le principal « mérite » est d’avoir réussi à « assainir les comptes depuis dix ans pour en faire une ville normale sur le plan financier ». « Avant, ce n’était pas le cas, glisse-t-il. Hier les gens fuyaient la ville. Aujourd’hui, ils viennent. La ville est enfin redevenue attractive. Nous voyons le bout du tunnel de la crise. Toulon est une ville qui entrevoit l’avenir avec confiance. Nous n’avons pas besoin d’oxygène venu d’ailleurs.  Autrefois, on nous montrait du doigt. Maintenant, nous montrons l’exemple. »
L’endettement dela commune en baisse
Si le maire est fier de ce compte administratif, il aurait pu l’être encore plus. Seule ombre à son tableau ?  Les subventions d’investissement accordées à la ville. « Elles n’ont jamais été aussi basses », râle l’élu. Étranglée par la crise économique, la Région a diminué son aide de plus de 60% (359778 euros en 2010 contre 1197559 euros en 2009, Ndlr). Le conseil général a amputé sa subvention de près de 3 millions d’euros. Et l’État a amputé son aide de près de 600000 euros. « Il n’y a que TPM qui a augmenté sa subvention de quasiment 500000 euros ! Nous, pendant ce temps, nous n’avons pas diminué nos subventions à nos associations ! »
L’autre chiffre qui parle, c’est l’endettement de la commune. « Nous nous sommes désendettés de 12 millions d’euros en 2010. La dette par habitant est aujourd’hui de 674 euros contre 1050 euros pour les villes équivalentes à Toulon. »


Les oppositions saluent, mais...

«En finances, les chiffres sont les chiffres. » La maxime est d’Hubert Falco. Sauf que si les chiffres sont identiques, leur lecture et leur interprétation peuvent être différentes. Exemple avec Sophie Lebedel, conseillère municipale d’opposition socialiste : « La dette continue de diminuer. Elle est nettement en dessous de la moyenne nationale, ce qui est positif. Le corollaire de cette bonne santé financière est que les capacités d’emprunt de notre ville sont réelles. Nous avons la capacité d’investir, de soutenir l’économie, de répondre aux besoins en terme de logements, de crèches, etc. Il faut donc emprunter et investir davantage ! » Elle déplore ensuite une diminution de « 20 millions d’euros des investissements » et conclut : « On se félicite de certains chiffres mais on regrette le manque d’ambition. »
Pour le FN, Jean-Louis Bouguereau a également tenu à saluer la bonne santé financière de la ville. Il s’est ensuite livré à une démonstration économique qui n’avait pas grand-chose à voir avec les investissements toulonnais. « La crise n’est pas derrière nous. Elle est devant nous. Nous sommes sur un volcan. Il n’y a qu’à regarder ce qu’il se passe en Grèce, au Portugal, en Espagne ou en Irlande. Nous devons sortir de l’euro et dévaluer notre monnaie pour relancer l’économie ! » Les deux groupes d’opposition ont voté contre le compte administratif.

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Vos derniers commentaires
27/06/2011 à 11h33 | 2

Enfin, le plus gros déficit ici, ça reste l'orthographe!

27/06/2011 à 05h30

parlons sans langue de bois,MOI? tout les économistes ,la cours des comptes,les agences de notations donne de sérieux avertissement a la France et a son président la FRANCE est au bord de la faillite,de Monsieur le premier ministre et il sait de QUOI ,il parle EX. 1600 milliards de dette,55 milliards d"intérêt,premier budget du pays social,;dette 136 milliards,déficit extérieur,66 milliards,budget,déficit 60 milliards,PIB 87% en 2012 le sport national en France,c"est la FRAUDE,30 milliards pars ans, en GR2CE,se sont les politiciens qui maquillait les comptes pour avoir des subventions,c"est voyous devrait étre en prison? notre président n"a RIEN réformée,en profondeur,il est un danseur de tango,il a reculer sur TOUT,les dépenses publics EXPLOSE a cause de l'engagement de nos militaires sur trois front qui coute plus de 15 milliards,alors que la misère est chez lui 2012,se sera un tournant,dans les urnes bien sur

26/06/2011 à 16h35 | 2

Doit pas comprendre grand chose à l'économie pour comparer la situation de la France à clle de l'irlande, la Grèce ou du Portugal; états en cessation de paiement vivant des subsides européens. La France bien que très endettée depuis des lustres n'est pas dans la même situation, elle honore ses échéances et les recettes fiscales n'ont pas grand chose à voir avec la Grèce où le sport national est la fraude, au détriment des compte publiques. Ils en paient le prix et voudraient faire supporter le poids de leurs errements à l'europe. La France depuis 4 ans s'est réformée, fortement et les dépenses publiques (dont l'énorme masse salariale des fonctionnaires et militaires) ont Dieu merci été réduites. On a fermé les robinets du gaspillage à temps.

25/06/2011 à 16h53

BRAVO ; M BOUGUEREAU VOUS PARLER SANS LANGUE DE BOIS? OUI? APRES LES E"LECTIONS tout va augmenter,les caisses sont vides pour Toulon,pas d"inquiétude,mais faut surtout baisser les taxes et impôts

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